Le coordonnateur de la direction générale de la coopération des financements extérieurs et du développement du secteur privé au ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération a annoncé un financement de 4370 milliards FCFA pour le développement des projets dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) pour la période 2025-2029.
‘’Il est prévu un financement à hauteur de 4370 milliards Fcfa sur les projets PPP, c’est assez substantiel et cela va intervenir sur les infrastructures essentielles’’, a dit Aziz Fall au cours d’une table ronde sur le financement de l’agenda national de transformation Sénégal 2050.
Cette rencontre qui a réuni experts du financement du développement, acteurs de la société civile, du secteur privé et décideurs des pouvoirs publics, était organisée en prélude de la 4éme conférence des Nations unies sur le financement du Développement. Des économistes de renom, dont Ndongo Samba Sylla, Chérif Salif Sy y ont pris part.
Son M. Fall, le ministère en charge de l’Economie prévoit de rendre publique une nouvelle stratégie de développement des PPP, précisant que l’importance de cet arsenal juridique est ”qu’il permet de trouver des financements qui ne relèvent plus d’un endettement classique de l’Etat (…)’’.
Dans son intervention, il a estimé que la première responsabilité de l’Etat du Sénégal sera d’assainir le cadre macro économique après avoir rappelé le contexte financier du pays après les révélations du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques.
Ce document rendu public le 12 février dernier précise que ‘’l’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18 558,91 milliards de francs CFA , au 31 décembre 2023, et représente 99,67 % du PIB”.
Pour Aziz Fall, ‘’le cadrage macroéconomique suppose aussi la maîtrise du déficit, et de faire en sorte que la soutenabilité de l’endettement du Sénégal soit une réalité”’.
Selon lui, l’avantage avec les PPP, c’est aussi la possibilité de solutionner la problématique liée à la gestion et à la maintenance des infrastructures.
‘’Avec l’implication du secteur privé, nous allons non seulement agir sur l’endettement pour le rendre plus soutenable mais cela va aussi assurer une garantie pour la pérennité de nos infrastructures qui sont développées’’, a t-il dit.
‘’Dans les 4370 milliards, les 1300 vont provenir des financements de l’Etat et le reliquat sera pris en charge avec des modalités bien définies par le secteur privé’’, a indiqué M. Fall